| 2000 |
Du 29 avril au 3 juin Maya
Andersson et Alexandre Delay Maya Andersson et Alexandre Delay – qui sont un couple dans la vie – ont accepté de venir confronter leur démarche artistique respective dans un face à face de leurs travaux personnels, mais aussi en réalisant des pièces communes. Une exposition sans titre ni thème. Rien qu’une intention, celle de réunir des « gestes » faits par l’un ou par l’autre à différentes époques et d’en dégager « un mouvement ». Maya A. Les “objets trouvés”, les visions et images du passé, enfouies puis décantées et rappelées à la surface du “tableau/table”. L’étymologie du mot tableau est la même que celle de table, rappelle-t-elle. « Le tableau est une table sans pieds qu’on suspend au mur » écrit A.D. Alexandre D. Le corps nu, photographié dans toutes les positions et dans tous ses états : entier, segmenté, fragmenté ou amputé ; seul ou à plusieurs, mais « personne ne passe d’une à une autre une ». Donc solitaire, anonyme, isolé. Les objets et les choses qui pourraient le situer ont été masqués par le peintre à la gouache blanche.
AD, Variation sur le thème de la pisseuse
AD/MA, Petit tableau III.
AD/MA, La nappe à carreaux bleus et verre transparent
Coline
Pellaton, violon et voix
Du 17 juin au 22 juillet
Marie Gailland, artiste valaisanne, née en 1954, peintre, sculpteur et vidéaste. Vit et travaille à Martigny. Après des années de recherche centrée sur la figuration humaine qui s’achève dans un expressionnisme plein de violence, Marie Gailland s’est lancée depuis une douzaine d’années dans l’exploration passionnée du monde intérieur. Une démarche qui témoigne d’un profond besoin de spiritualité. Une volonté de passer de l’autre côté du miroir, de peindre les subtiles vibrations du monde invisible. Les séries de Mokshas, des Ames, des Tabernacles, des Icônes, des Al Khadir et aujourd’hui des Silences traduisent bien cette quête de l’essentiel, cette recherche inlassable du chemin qui mène à la lumière et à la connaissance.
Le grand silence
Vendredi 23 juin, soirée autour de Michel Bühler, chansonnier et écrivain
Christine Sefolosha a toujours dessiné, le dessin étant pour elle un lieu ou elle était libre de s’inventer des mondes bien à elle. Artiste autodidacte, elle ne cessait de dessiner des animaux qui devenaient le symbole de ses visions intérieures et de ses états d’âme. D’ailleurs, devant les toiles de Christine Sefolosha, on se sent accroché par le mystérieux et l’étrange, nous confrontant ainsi à nos propres visions de vie et de mort. Pour
Assens, Christine Sefolosha a eu envie de réaliser de grands monotypes, où
ses hybrides qui sont à la fois homme et animal nous interpellent par leur
présence antagoniste. Par moment, ils nous envoûtent, nous angoissent sans
pour autant nous écraser. Le mystérieux et l’étrange de ces hybrides ne
peuvent nous laisser indifférents.
Olivier Estoppey, vit et travaille à Ollon. Il a été l’élève du Professeur Hansjörg Gisiger. Depuis sa première exposition en 1977, Olivier Estoppey ne cessera de poursuivre l’image de notre humanité. Il construit ses expositions, non pas pour elles seules, mais pour le lieu qui les accueillera. A chaque fois, il prend le risque d’une nouvelle aventure, d’un nouveau matériau. Jamais, il ne nous laissera indifférents, toujours il nous bousculera, nous interpellera, saura nous émouvoir par son travail à la limite du rêve et de la légende. Dans le travail d’Olivier Estoppey, le dessin est le geste premier qui nous permet de recomposer le chemin parcouru entre le moment de la conception et la finalité. Pour Assens, il a désacraliser la grange de ses souvenirs. Il a voulu travailler sur le vide. De grands moules séchés sont devenus cocons renvoyant leur vide au vide de la grange. Un personnage, un mannequin émergeant d’un bateau vidé de son essence. Esprit
sortant d’un bateau, passant d’une rive à l’autre Serait-ce le passage initiatique de la vie de l’au-delà ? Voilà peut-être le trait d’union de ces deux artistes. A chacun la liberté d’incarner ces personnages comme il l’entend.
Jeudi 14 septembre , veillée avec Alix
Noble-Burnand, conteuse et « Mieux qu’un film, le conte permet à l’auditeur de fabriquer ses images lui-même comme un rêve éveillé ! »
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